Nouveautés
 
 

 

 

Rubrique Epos
Le Mahâbharata en langue oriya par le poète Sarala Dasa (XV ième siècle)
Genre : critique  littéraire.
a) Notice sur la langue oriya et Sarala Dasa
b) lexique des termes oriya mis en sanscrit et traduction
b) Articles de B. N. Patnaïk
n° 1    La dernière tromperie de Krishna
n° 2    Yudhisthira
n° 3    Deux actes de vengeance
n° 4    Histoire de Durdasa
n° 5    Duryodhana le fardeau du destin
n° 6    La chute de Duryodhana
n° 7    La fin de Shakuni
n° 8     Kuntî et Gândhârî
n° 9     La mort de Duhshâsana
n° 10   Suhani
n° 11   Le déshabillage de Draupadî et le dieu Soleil
n° 12   Gangâ
n° 13   La prise de conscience de Duryodhana
n° 14   Satyavatî
n° 15   La rencontre d'Hidimbâ et de Draupadî
n° 16   La mangue de vérité
n° 17   Comment a commencé la guerre du Kurukshetra
n° 18   L'histoire de Mâdrî
n° 19   L'histoire de Pingala
n° 20   Les gurus de l'avadhûta
n° 21   La dernière proposition pour éviter la guerre
n° 22   Quand Bhîshma et Arjuna se rencontrèrent sur le champ de bataille
n° 23   Comment la partie de dés a commencé
n° 24   La seconde partie de dés
n° 25   La fin de l'histoire d'Ashvatthâman


Rubrique Traduction

Gregorius Dankovsky
Homère a écrit en une langue apparentée aux dialectes slaves -Préface
(Homerus slavicis dialectis cognata lingua scripsit - Prooemion ) - 1829 -
Genre : érudition pré-linguistique. Préface en latin de l'ouvrage publié en 1829 à Posny (Bratislava- Presburg) Trad.  Clélie Vincent. G. Dankovsky soutient en s'appuyant sur le Cratyle de Platon que le grec homérique et le slave ont une commune origine si bien qu'il traduit vers par vers le chant I de l'Iliade en slave. Les mots grecs et slaves sont très proches de visu.
Au-delà de cette curiosité d'une validité contestable, ce travail est peut-être le point de départ à l'époque romantique très nationaliste de cette tradition qui place Troie, sa guerre et Homère, dans l'actuelle Serbie-Croatie, voire en Albanie, à proximité de la mer adriatique. A plusieurs reprises cette localisation - étrange pour nous habitués à l'Hellespont et à la Turquie - apparaît chez différents auteurs, archéologues, romanciers (cf. le romancier  albanais I. Kadaré) dont  tous ne  sont pas des fantaisistes.


Vishva Adluri
L'Edition critique et ses critiques, une rétrospective des études sur le Mahâbhâtata
Genre : Conférence tenue à Madison, Wisconsin, 14-19 octobre 2010 à l'occasion de la trente neuvième Annual South Asian ConférenceTrad. G. Schaufelberger.    
L'auteur soulève le problème récurrent en herméneutique, celui du plan de référence : à quoi renvoyer un texte comme l'épopée du Mahâbhârata ? Les premiers érudits européens de la fin du XIXème siècle ont utilisé un plan de référence historique alors que les critiques indiens donnaient à l'épopée un arrière-plan religieux. D'un côté, on a cherché des dates et des lieux, des traces de l'avancée des indo-européens des plaines de l'Indus vers celles du Gange, une lente colonisation des esprits par le biais des armes ou de la langue ; du côté indien, le texte narrait surtout la destruction d'un monde (un Age cosmique), s'interrogeait sur la nature de Brahma, questionnait le comportement du dieu Krishna. Positions inconciliables, d'autant que les plus historisants étaient les érudits allemands, parfois tentés d'insister sur une communauté « raciale », indo-germanique, où le terme d'aryens n'allait pas tarder à faire son apparition, qui leur assurait, prétendaient-ils, une meilleure compréhension que leurs rivaux anglais, certes mieux informés en raison de leur présence coloniale en Inde mais moins proches par le sang.
L'auteur, alors, s'intéresse aux positions idéologiques qui ont présidé à l'élaboration de l'Edition critique de Poona, dont le point de vue n'est pas tant de retrouver une version originale, pure (un Ur-Text), antérieure à toutes les altérations que l'Histoire aurait imposées à l'épopée. Le point de vue de cette édition se délivrerait ainsi d'un plan historique restrictif.Le renvoi à un plan religieux ou philosophique est donc pleinement justifié, selon l'auteur.
Trois remarques nous viennent alors à l'esprit pour nuancer cet article documenté et posant bien le problème de toute herméneutique. 

L'érudition allemande a beaucoup apporté en termes de philologie, et dans son souci de dégager des unités de sens (bouddhiste, vishnouiste, shivaîste, védique...) ; ce serait un procès injuste de la réduire à un simple point de vue ethnique ; il faut tenir compte de son effort pour noter des changements entre la période védique et celle de l'hindouisme naissant ; ses études grammaticales restent étonnantes.
Quel plan de référence peut-on proposer ? V. Adluri hésite entre le maintien du plan religieux (théologico-philosophique), celui de la tradition indienne, et un plan littéraire où la composition du récit, son écriture, commanderaient à l'élaboration d'un sens. L'idée nous paraît bonne de mieux séparer ces deux plans, ou mieux encore de noter un entrelacement de plusieurs plans de référence. Laissons les héros élaborer plusieurs solutions, au cas par cas de leurs prouesses. Ce que veulent les dieux reste et restera en dehors des limites de l'esprit humain !


Rubrique Tractatus

Guy Vincent
Des Substitutions
Extraits tirés d'un ouvrage intitulé Des Substitutions comme principe de la pensée, Etude de récits mythiques grecs et sanscrits.
A partir de mythes grecs (comme celui d'Admète se faisant remplacer dans la mort par son épouse Alceste, ou celui de Naciketas, envoyé chez le dieu des morts par un père en colère, et y revenant avec le droit de remplacer toute victime par une figurine), l'analyse en tire une réflexion sur ce que nous devons à la substitution alors que nous ne cessons de l'employer, sans même se rendre compte des perturbations fécondes qu'elle apporte. Le théâtre, le calcul, la démocratie, les périphrases, la peinture lui sont redevables : chaque fois quelque actant en ramplace un autre. La substitution est donc antérieure à la  comparaison  et à la métaphore. La mythologie comparée peut se développer sur ce nouveau paradigme et devenir "substituiste".


Françoise Guichard
"Flaubert, Voyage en orient"
Genre : Conférence donnée dans le cadre dun programme de lettres en classes préparatoires.Où il est discuté de la façon de voir propre à Flaubert par rapport à celle très conformiste de son compagnon photographe Maxime Ducamp , de la naissance de ce genre et de cette mode qu'est "le voyage en Orient" et des processus internes afférents à ce périple qui renforcent et murissent la future créativité de Flaubert.

Conférence sur les Adages d'Erasme

Genre : Conférence. Une traduction et édition  récente des Adages a paru aux Belles Lettres  sous la conduite de J.-C. Saladin. Mme Fr. Guichard a participé à ce travail collectif (adages 3101-3120). C'est l'occasion de rappeler l'importance intellectuelle de cet humaniste du XVIème siècle, contemporain et ami de Th More, de Rabelais, en relation avec  Luther et des souverains de l'époque. La première publication (1500) comporte 820 adages (pensées prises à des auteurs de l'Antiquité), la dernière 4151. Le livre connut un véritable succès : c'est un enchiridion ou manuel du parfait humaniste. Mais l'humanisme souffrit des attaques conjointes des catholiques et des protestants (Luther voulait 'écraser la punaise' Erasme), on brûla ce livre, on l'interdit et il fallut l'intervention des jésuites auprès du pape pour qu'il retrouvât son usage dans l'enseignement. La conférence rappelle tous ces faits et donne des exemples de la subtilité contenue dans ces adages. 











 

 

 
 

 

 

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TRACTATUS
TRADUCTION
EPOS
SCENARIO-GALERIE
LIENS